JOHN MAC TIERMAN - Die Hard

Qui dit film d’action, dit un peu Die Hard. Tout le monde se devrait de connaître Piège de Cristal, classique des classiques du genre, au même titre que 48 Heures ou L'Arme Fatale. Cela aurait dû rester une trilogie (quoique je n’aie pas visionné le quatrième). Mais comme le faisait remarquer avec beaucoup de justesse Kate Moss dans le fanzine underground, Godemichet en Or : Die Hard, on se souvient surtout du premier, et du troisième. Vrai, même si le 2 contient de grands moments : la scène du guet-apens sur tapis roulant, le final à base de siège éjectable, mais en mode recul, c’est tout de même pas la même chose.

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Tout cela on devrait s'en ficher ; ce qui, aujourd'hui, est passionnant c'est l'aspect visionnaire de Piège de Cristal et du troisième volet. Le terrorisme flirterait-il avec le cinéma, ou bien cela pourrait-être l'inverse. Pas important, tout le monde est connecté sur le poste de télévision : tentons de répondre en passant à une question : "la révolution passera-t-elle sur écran ?"

Piège de Cristal, c’est du lourd, du calibré, mais avec un tel brio et une telle distance, que ça en devient grand : Noël, un immeuble, un couple en plein recollage de morceaux, des terroristes germaniques et c’est parti. John McClane seul contre tous avec pour seul allié un flic gourmand et sympathique. Il va s’en prendre plein la gueule John, et c’est ce qui fait son charme.

C’est un héros, mais un héros crade, lose, toujours borderline qui ne parviendra jamais à entrer dans le moule. Force est de reconnaître que, oui, John fait des conneries, mais des conneries pour la bonne cause : balancer des cadavres sur une voiture de la police, faire exploser une bombe dans l’ascenseur, se balader sur le toit en tirant partout comme un ptit fou.

"Sacré présence Bruce Willis". Ouep, son faux charisme colle plus vrai que nature au personnage. Et puis, il balance à la perfection le "bon voyage en enfer enfoiré". Y’a ce truc des pieds nus dans le verre, ce détail me rend fou, comme c’est bien amené, comme ça fait mal. Génial.

Le 3 : Une Journée en Enfer, c’est différent mais tout autant cool.

Bruce Willis avec un panneau "I hate niggers" en plein Harlem, "Jacques a dit", Samuel L Jackson Black Power, casse de banque sur fond de psycho joueur campé par le flippant Jeremy Irons. Ca balance de l’idée de partout, le duo marche bien, l’histoire est ficelé comme des paupiettes de veau, et puis un bon final comme il faut.

La saga Die Hard a vraiment marqué son époque et a influencé un paquet de choses : cinéma d’action bien sûr, série télé (24 par exemple), jeu vidéo. Même les terroristes ?

L’affiche de Piège de Cristal pouvait avoir une valeur prophétique quand on y pense.

Et puis, dans le 1 : une tour building, dans le 2 : un aéroport, dans le 3 : New York, si on mélange le tout, ça peut donner du 11 septembre.

Bon, un mec écrira là-dessus dans 50 ans et il deviendra riche.

Sinon, pour reprendre une rime de l'homme qui se prénomme Daniel : Die Hard "ça frappe plus qu’un flic raciste".